Défiscalisation : les erreurs à ne pas commettre (et comment les éviter !)

29 juin 2018

S’il existe des stratégies permettant de réduire ses impôts, elles ne doivent pas être mises en place sans réflexion. À défaut, les contraintes que votre stratégie patrimoniale ferait peser sur vous seraient disproportionnées au regard du bénéfice fiscal escompté. On vous présente cinq erreurs souvent commises.

 

 

 

Erreur n°1 : Ne pas suffisamment diversifier son patrimoine

Parce que la diversification est la clé du succès de toute stratégie patrimoniale, prenez garde à ne pas mettre tous vos œufs dans le même panier. En clair, il peut se révéler aussi contre-productif de faire l’impasse sur telle classe d’actifs que de se spécialiser dans telle autre… Et pour cause, en termes de placements, « diversité » rime non seulement avec « adaptabilité » mais aussi avec « efficacité ». Pour être équilibré, votre patrimoine devrait donc – idéalement – se composer d’immobilier locatif mais aussi d’actions, d’obligations, d’assurance-vie… Pour vous aider à obtenir un équilibre sain, il est important de recueillir l’avis d’un conseiller en gestion de patrimoine. Son expertise lui permettra de déterminer la répartition optimale à adopter en fonction de vos objectifs, de vos besoins et de vos capacités financières.

 

Erreur n°2 : Craquer pour des rendements trop alléchants

Face à un placement proposant un fort rendement en contrepartie d’une prise de risques minimale, il faut toujours se méfier et bien appréhender tous les paramètres. Et pour cause, en matière de placements, n’oubliez jamais que plus un rendement est potentiellement élevé, plus le risque encouru est habituellement important. Concrètement, vous n’aurez ni la garantie de récupérer votre capital, ni celle d’obtenir un rendement plus important. Pour vous éviter des désillusions, ne vous laissez pas aveugler par des placements aux performances trop alléchantes pour être réalisables. Par exemple, dans le cas d’un investissement en résidence gérée, ne vous arrêtez pas au rendement et au régime fiscal favorable que l’on vous promet. Il serait judicieux de concentrer votre attention sur les clauses du bail et la fiabilité de l’exploitant.

 

 

Erreur n°3 : Défiscaliser pour défiscaliser

Si vous prenez la décision de profiter d’un dispositif de défiscalisation, il doit être bien réfléchi. Pour être efficace, une stratégie patrimoniale doit être « sur mesure »

Tout avantage fiscal n’aura pas forcément sa place dans votre situation : si vous avez déjà atteint les plafonds des niches fiscales, si votre imposition ne le justifie pas, si vous avez d’autres projets à mener, si vous avez une situation professionnelle particulière (création de société, départ en retraite, …), réaliser un investissement inadapté à ces situations pourrait même vous être préjudiciable.

Chaque support d’investissement présente des avantages mais implique également des contreparties qu’il est important de connaître : indisponibilité des fonds dans le cas des FCPI ou encore des Perp, remboursement du capital n’étant pas garanti dans le cas des Sofica, engagement de location… À nouveau, pour vous assurer de l’opportunité de profiter de tel ou tel avantage fiscal, faites confiance à un conseiller en gestion de patrimoine. Celui-ci pourra vous orienter vers la stratégie fiscale la plus efficace voire, au contraire, vous déconseiller de recourir à un dispositif de défiscalisation.

 

Erreur n°4 : Négliger le choix de l’emplacement de son investissement locatif

Dans le cadre d’un investissement locatif, la localisation du logement est un critère de première importance. Outre l’avantage fiscal dont votre investissement immobilier peut vous permettre de profiter, les revenus locatifs qu’il vous procurera constituent l’une des clés du succès de cette opération.

Dès lors, il est important se s’assurer que l’appartement choisi trouvera facilement un locataire. Pour cela, une seule solution : vérifier tous les critères d’emplacements du bien (transport, accès aux emplois, commerces, prix du quartier, …). 

Intéressons-nous, par exemple, au dispositif Pinel qui permet de profiter d’une réduction fiscale pouvant atteindre 21 % du prix du bien en contrepartie de sa mise en location pendant 6, 9 ou 12 ans. Bien que ne soient éligibles à ce dispositif que les zones géographiques où l’offre locative peine à éponger la demande, force est de constater qu’en termes d’emplacement, tous les programmes Pinel ne se valent pas.

Un conseiller en gestion de patrimoine saura toutefois vous orienter sur des programmes justifiant d’un réel potentiel locatif. De cette façon, vous allègerez vos impôts tout en vous assurant des revenus locatifs réguliers et une revente facile du logement dont vous aurez fait l’acquisition en Pinel.

 

 

Erreur n°5 : Ne pas s’adresser au bon interlocuteur

S’il peut être risqué de chercher à défiscaliser sans l’aide d’un professionnel, il l’est plus encore de le faire en étant conseillé par la mauvaise personne ! Une opération de défiscalisation ne se fait pas à la légère. Méfiez-vous d’un marketing trop agressif ! Seul un conseiller en gestion de patrimoine qualifié sera en mesure d’analyser posément votre situation (profil, besoins, objectifs…) afin de vous proposer une solution d’investissement adaptée et personnalisée.

 


 

Les points clés à retenir

  • Pour être optimisé, un investissement doit être mûrement réfléchi et adapté à votre situation (profil, besoins, objectifs, appétence au risque…). Défiscaliser ne doit donc pas se faire à la hâte (même si la fin de l’année fiscale approche).
  • Outre l’avantage fiscal dont il permet de profiter, la rentabilité locative d’un projet d’investissement immobilier doit aussi être étudiée.
  • Pour un maximum d’efficacité, votre patrimoine doit être diversifié.
  • Seul un conseiller en gestion de patrimoine disposera de l’expertise nécessaire pour élaborer avec vous une stratégie patrimoniale sur mesure.

 

Par Xavier Beaunieux