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Immobilier

Comment réussir un premier achat immobilier ? Les erreurs à éviter

Acheter son premier bien immobilier
Article rédigé par Jonathan Eveno photo-portrait-jonathan-eveno

Acheter son premier bien immobilier est un grand pas dans une vie. Qu’il s’agisse de se constituer un patrimoine, de se sécuriser un toit ou de quitter le statut de locataire, cet acte engage sur le long terme et ne s’improvise pas. Pourtant, de nombreux primo-accédants se lancent sans méthode, guidés par l’urgence, les émotions ou le manque d’information. Voici les clés pour aborder ce projet avec sérénité et éviter les principales erreurs.

1. Bien définir son budget, et pas seulement le prix du bien

La première étape consiste à connaître sa capacité d’achat. Pour cela, il ne suffit pas de regarder le prix affiché sur les annonces. Il faut intégrer l’ensemble des frais liés à l’opération :

  • Les frais de notaire, qui représentent environ 7 à 8 % du prix d’un bien ancien (moins dans le neuf).
  • Les frais d’agence, parfois à la charge de l’acheteur.
  • Les travaux à prévoir si le logement n’est pas en parfait état.
  • Les coûts annexes : déménagement, mobilier, assurance emprunteur, garanties.

Mieux vaut garder une marge de sécurité pour ne pas se retrouver « juste » dès l’emménagement.

2. Se faire accompagner pour le financement

Le passage par la banque est une étape clé. Mais beaucoup de primo-accédants acceptent l’offre de leur banque par habitude, sans comparer. Or, un crédit immobilier se négocie :

  • Le taux d’intérêt bien sûr, mais aussi
  • L’assurance emprunteur, qui peut être souscrite ailleurs depuis la loi Lemoine,
  • Les frais de dossier, les pénalités de remboursement anticipé, etc.

Faire appel à un courtier peut permettre de gagner du temps et de l’argent. Pensez également à vérifier votre éligibilité à des aides : prêt à taux zéro (PTZ), aides locales ou régionales.

3. Ne pas acheter son premier bien immobilier uniquement sur un coup de cœur

L’achat d’une résidence principale est souvent émotionnel. Mais il doit rester un choix réfléchi.

Posez-vous les bonnes questions :

  • Le prix est-il cohérent avec le marché local ?
  • Le quartier est-il bien desservi, attractif, sûr ?
  • L’environnement est-il stable ou en mutation ? (travaux, construction, nuisances à venir ?)
  • Le logement conviendra-t-il encore dans 5 ou 10 ans ?

Il est préférable de visiter plusieurs biens pour avoir des points de comparaison.

4. Lire attentivement les diagnostics et documents juridiques

Chaque bien vendu est accompagné de diagnostics techniques obligatoires :

  • Performance énergétique (DPE),
  • Amiante, plomb, termites,
  • État de l’installation électrique ou gaz, etc.

Dans une copropriété, d’autres documents sont à examiner :

  • Le règlement de copropriété,
  • Les derniers PV d’assemblée générale,
  • Les charges et travaux prévus,
  • L’état financier de la copropriété.

Ces éléments peuvent révéler des coûts futurs importants ou des tensions entre copropriétaires.

5. Anticiper les coûts sur le long terme

Devenir propriétaire, ce n’est pas seulement rembourser un crédit. Vous devrez assumer :

  • La taxe foncière, souvent en hausse,
  • Les charges de copropriété si vous achetez en immeuble collectif,
  • L’entretien du bien : chaudière, toiture, ravalement, etc.

Un bien peu cher à l’achat peut se révéler coûteux à entretenir. Mieux vaut prévoir une réserve d’argent pour les imprévus.

6. Penser à la revente dès l’achat

Même si vous vous projetez à long terme, la vie réserve parfois des surprises : mutation, divorce, naissance, etc. Il est donc prudent de choisir un bien facile à revendre :

  • Bien situé (proximité transports, commerces, écoles),
  • Avec peu de défauts rédhibitoires (rez-de-chaussée sombre, vis-à-vis, etc.),
  • Dans une zone avec une demande soutenue.

Un bien trop spécifique ou mal situé peut rester longtemps invendu ou se revendre à perte.

7. Envisager l’immobilier neuf

L’immobilier neuf peut parfois paraître une solution non-adapté voire non-accessible car plus cher.

Cependant, il faut envisager l’ensemble des données : certes, le prix d’achat est souvent un peu plus élevé qu’un bien existant mais :

  • Les frais de notaire sont fortement réduits (environ 2,5% contre 8% dans l’ancien)
  • Les biens sont éligibles à des prêts aidés type PTZ (aucun intérêt d’emprunt)
  • L’appartement sera conçu selon les derniers standards de confort
  • Les performances énergétiques sont optimisées (économie réelle sur vos factures)
  • Aucun travaux à prévoir que ce soit dans l’appartement ou la copropriété

Faites vous accompagner pour comparer les offres.

En conclusion

Acheter sereinement son premier bien immobilier repose sur l’information, la préparation et l’objectivité. Il est essentiel de s’entourer de professionnels (agent immobilier, notaire, courtier, diagnostiqueur) et d’oser poser toutes les questions, même les plus simples.

Ce projet, s’il est bien mené, peut être une première marche solide vers la constitution de votre patrimoine.

Visuel principal de l'article sur les réflexes des multipropriétaires

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