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Immobilier

Confinement, acte 2 : quelles conséquences pour le marché de l’immobilier ?

Article rédigé par Jonathan Eveno Associé - Administrateur des ventes jonathan-eveno-portrait

Cette seconde phase de confinement général marque une nouvelle fois un coup d’arrêt à l’activité économique du pays. Si les projets d’investissements en cours ne devraient pas être retardés, la dynamique des ventes, notamment dans l’ancien, pourrait être impactée à la baisse.

Depuis le 30 octobre, la France fait face à un nouveau lockdown. Si ce confinement est finalement moins rigoureux que le précédent, investisseurs et professionnels de l’immobilier doivent encore s’adapter à des nouvelles restrictions.

1. Des professionnels déjà mobilisés

Lors du premier confinement, les acteurs du marché se sont rapidement adaptés en opérant une importante transition numérique : agents immobiliers, gestionnaires de patrimoine, banque, Notaire, … ont adopté de nouveaux modes de travail.

Les français ont largement adopté les rendez-vous par visio-conférence (Teams, Zoom, …) qui nous ont permis de maintenir un lien social et économique.

Si les établissements bancaires ont restreint depuis le début de l’année les conditions d’obtention d’un crédit immobilier, les demandes de prêts devraient être instruites dans des délais normaux. En ce sens, les banques ont généralisé les échanges dématérialisés : transmission de documents par mail, rendez-vous avec les clients par téléphone/visio, signatures digitales, …

Après de longues discussions, les Notaires ont, eux aussi, validé la mise en place de la signature électronique à distance permettant la régularisation de nombreux actes de vente.

Dans les faits, la fermeture de plusieurs infrastructures de services (mairies, services de publicité foncière, entreprises de diagnostic immobilier, syndic, …) a régulièrement empêché la réunion de tous les documents qui auraient été, tout de même, nécessaires.

Cette fois, l’ensemble des services publics fonctionne, l’instruction des autorisations d’urbanisme se poursuit normalement, les experts immobiliers réalisent sans restriction les diagnostics obligatoires, les déménageurs peuvent se déplacer, …

Les études notariales ont été immédiatement autorisées à continuer à recevoir leurs clients lorsque les actes ne peuvent être réalisés à distance. Le gouvernement a d’ailleurs publié un nouveau décret instaurant la procuration notariée à distance.

Il est clair que les professionnels de l’immobiliers sont et seront en mesure de permettre aux français de concrétiser leurs projets (vente ou achat) en cours.

2. L’impact sur le marché

Contrairement à ce qui s’est passé en début d’année, les chantiers n’ont subi aucun arrêt. Les opérations de rénovation et de construction ne devraient donc souffrir que modérément. Rappelons que la production d’immeubles neufs avait été très impactée par le premier confinement.

En revanche, l’activité des agents immobiliers est singulièrement entravée par la reprise du confinement.

S’ils peuvent continuer leur activité, toute visite physique est proscrite. Il leur faut utiliser les nouvelles technologies à leur disposition afin de proposer aux clients d’effectuer des visites virtuelles. Le procédé est relativement abouti et plébiscité par les utilisateurs.

Le site SeLoger développe la visite virtuelle en 3D, une offre qui suscite l’intérêt d’une majorité d’acquéreurs et qui génère 3 à 5 fois plus de visites. D’après un sondage réalisé par la plateforme au printemps dernier, 18% de locataires se disaient prêts à signer un bail pour un bien qu’ils n’ont pas réellement visité.

Cependant, force est de constater que les acquéreurs potentiels ne sont, quant à eux, pas encore disposé à faire une offre d’achat pour un logement dont ils n’auront pas pu « ressentir en vrai » l’ambiance.

Le marché de l’immobilier ancien devrait rester à l’arrêt pour plusieurs semaines.

L’été dernier, la FNAIM anticipait une baisse de 25 % du volume des ventes pour 2020. Cette projection était réalisée sur une reprise de l’activité quasi-normale et surtout sans nouvelle période de confinement. La baisse de volume devrait, par conséquent, être plus importante que prévue.

En revanche, les mesures gouvernementales de soutien à l’économie, l’absence de flambée de l’inflation, la confiance en l’avenir des acheteurs et la résilience reconnue du marché de l’immobilier assurent sereinement le maintien des prix.

En conclusion

Une fois encore, l’immobilier et ses acteurs font preuve de capacités d’adaptation et de résistance uniques.

Agiles et désormais adaptés, les professionnels sauront saisir l’opportunité offerte par les récentes annonces du Président de la République assouplissant les règles du confinement.

Les investisseurs ne s’y tromperont pas.

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Édition mai 2020

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