Épargne : les Français ne jurent que par l’immobilier

2 juin 2017

 

Champions toutes catégories de l’épargne (56 % en détiennent contre seulement 39 % ailleurs dans le monde), les Français ne jurent que par l’immobilier. C’est du moins ce qu’une étude (*) récemment publiée par le cabinet Legg Mason tend à montrer. Éléments d’explication.

 

 

1. Ah ! L’attrait indéniable de la pierre

Aux yeux des Français, l’immobilier constitue le placement idéal. En effet, il ressort de la Global Investment Survey menée par Legg Mason que pour près d’un quart (23 %) de nos compatriotes, investir dans l’immobilier n’est rien moins que le « meilleur choix d’investissement qu’ils aient fait au cours des dix dernières années ». De plus, il est intéressant de remarquer que les Français lui allouent une proportion conséquente (26 %) de leurs actifs. Chez nos voisins européens, la moyenne n’est que de 15 %. Et de 13 % dans le reste du monde. Force est de constater que le faible niveau des taux d’intérêt bancaires, la hausse des prix immobiliers, la baisse de rendement des contrats d’assurance-vie en fonds euros mais aussi la défiance des Français à l’égard des placements risqués ont largement contribué à conforter la pierre dans son statut de « valeur refuge ».

Le saviez-vous ?

Quand les Français investissent dans l’immobilier, c’est de préférence dans l’hexagone : 88,3 % des personnes sondées préfèrent investir en France que hors de nos frontières. Vous avez dit « chauvins » ?

2. Les Français plus « fourmis » que « cigales »

S’il est un terrain sur lequel les Français n’ont de leçon à recevoir de personne, c’est bien celui de l’épargne. En effet, l’étude montre qu’en France, le taux d’épargnants (56 %) est largement supérieur à celui constaté chez nos voisins. À titre de comparaison, 43 % des Européens détiennent de l’épargne. Et hors des frontières européennes, la proportion d’épargnants tombe à 39 %. Pour autant, une majorité de Français se contente d’épargner sans placer son argent. À peine 25 % de nos compatriotes se disent prêts à passer du statut de simple épargnant à celui d’investisseur. Et parce que la crise financière de 2008 les a passablement échaudés, ceux qui se décident à investir ciblent essentiellement des « actifs jugés peu risqués », plébiscitant ainsi la sécurité au détriment du rendement.

Bon à savoir

Dans le domaine des placements, « risque » et « rendement » sont étroitement liés l’un à l’autre. Plus le niveau de risque est élevé, plus le gain éventuel le sera aussi. Et inversement, plus le risque est faible, plus le potentiel de gain le sera également…

3. La génération « Z » a soif d’investir

Si leurs aînés se montrent économes mais plutôt frileux en terme d’investissement, les « millenials », au contraire, se caractérisent par une appétence plus marquée pour les placements risqués. Ce sont ainsi 48 % des épargnants nés avant 1994 qui se disent prêts à prendre des risques élevés en contrepartie d’un espoir de rendement important.

Les points clés à retenir

  • 56 % des Français avouent épargner mais ne pas placer leurs économies.
  • Pour 23 % des personnes interrogées, l’immobilier occupe la 1ère place au classement des investissements.
  • Les Français ayant placé leur argent dans la pierre allouent 26 % de leurs actifs à leur investissement.
  • Quand il s’agit d’investir, les 18-35 ans ont davantage le goût du risque que leurs aînés.

(*) étude réalisée entre le 12 janvier et le 20 février 2017 auprès d’échantillons nationaux représentatifs de 900 sondés dans 17 pays différents, représentant un panel de 15 300 individus.

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Par Xavier Beaunieux