Immobilier locatif, assurance-vie, épargne retraite… Comment bien préparer votre retraite

16 juin 2017

 

Préparer sa retraite ne s’improvise pas. Au contraire, ce n’est qu’en l’anticipant que vous l’optimiserez. Afin de pouvoir compter sur un complément de revenus pour vos « vieux jours », plusieurs leviers peuvent être actionnés : immobilier locatif, placements « retraite », assurance-vie… Lesquels devez-vous privilégier ? Quelles sont les précautions à prendre ? On vous répond.

 

1. Achetez votre résidence principale

Dans le cadre de la stratégie à mettre en place pour votre retraite, l’acquisition de votre résidence principale revêt une grande importance. C’est même l’une des toutes premières actions que vous devriez entreprendre. En devenant propriétaire de votre logement, vous vous constituerez un patrimoine immobilier et, à terme, vous pourrez aussi réduire vos charges de logement. En effet, une fois votre prêt remboursé, les économies que vous ferez sur le montant d’un loyer (vos dépenses immobilières se limiteront aux frais d’entretien du bien et aux impôts locaux) vous permettront de préserver votre pouvoir d’achat et de pondérer la baisse de vos revenus.  

Le saviez-vous ?

  • En 2015, le montant de la pension que percevaient tous les mois 16 millions de retraités français s’élevait en moyenne à 1 376 € bruts.
  • En 2017, le taux de remplacement moyen (retraite estimée/montant du dernier salaire retenu x 100) varie entre 30 % pour les professions libérales (avocats, architectes, etc.) et 75 % pour les fonctionnaires.

2. Investissez dans l’immobilier locatif

Une autre piste à explorer pour compléter vos revenus lorsque vous serez à la retraite consiste à investir dans le locatif. En effet, la faiblesse actuelle des taux d’intérêts combinée au niveau des rendements locatifs (plus de 5 % de rentabilité brute dans le centre-ville de certaines agglomérations) permet aux investisseurs, à terme, de s’assurer une rente. Voire de toucher un capital s’ils décident de revendre leur bien au moment de la retraite.
À la question de savoir s’il est préférable d’acheter du neuf ou de l’ancien, sachez qu’à revenu locatif équivalent, les prix au mètre carré sont moins élevés dans l’ancien. De plus, pour peu que vous optiez pour le régime réel, acheter un bien à rénover vous autorisera à imputer le coût des travaux sur vos loyers perçus. Gardez toutefois à l’esprit que tout investissement locatif comporte des risques : loyer impayé, absence de location et vacance locative. 

Bon à savoir
Une étude menée par le Crédit Foncier montre que c’est la « perspective de percevoir un complément de retraite » qui avait convaincu 46 % des Français d’investir dans la pierre.

3. Profitez du dispositif Pinel

En achetant – sous conditions – un logement en loi Pinel, vous vous constituerez un patrimoine et vous assurerez des revenus complémentaires pour vos « vieux jours ». Mais vous pourrez également défiscaliser. Selon que vous vous engagez à louer votre logement pour une durée de 6, 9 ou 12 ans, la ristourne fiscale dont pourrez profiter se chiffrera respectivement à 12 %, 18 % ou 21 % du prix d’achat du bien. En Pinel, votre investissement fait toutefois l’objet de trois limites : pas plus de 300 000 € investis par an, deux achats annuels maximum et un prix au mètre carré plafonné. Vous avez jusqu’au 31 décembre 2017 pour demander à ce que ce dispositif vous soit appliqué. Et ainsi préparer votre retraite.

 

4. Optez pour l’assurance-vie

Parce qu’elle permet de toucher une rente viagère ou de piocher dans le capital que l’on se sera constitué (tout en continuant de le faire fructifier), l’assurance-vie est un placement d’une grande cohérence dans l’arsenal que tout futur retraité devrait se doter s’il veut pouvoir compter sur des revenus complémentaires. À cela s’ajoutent une grande souplesse (contrairement à d’autres solutions de placements, dans le cas de l’assurance-vie, l’épargne est disponible) mais aussi la possibilité de bénéficier d’avantages fiscaux (les gains sont – dans certaines conditions – exonérés d’impôt sur le revenu) et successoraux (le capital échappe aux droits de succession à hauteur de 152 000 €). Pour optimiser votre assurance-vie en vue de votre retraite, veillez toutefois à jouer la carte de la diversification. Notamment en panachant fonds en euros (100 % sécurisés mais au rendement peu élevé), unités de compte (plus performantes mais en contrepartie, vous risquez de ne pas récupérer votre capital) et supports immobiliers (SCPI, SCI, OPCI). De l’avis des spécialistes, pour un maximum d’efficacité, il est également souhaitable d’adapter la répartition de son assurance-vie. Par exemple, en privilégiant les fonds en euros pour sécuriser davantage ses positions à mesure que l’on se rapproche de l’âge de la retraite.

5. Jouez la carte de l’épargne retraite

Pour disposer d’une rente lorsque votre vie active s’achèvera, vous pouvez également souscrire un contrat d’investissement financier comme le Perp (Plan d’épargne populaire) ou le contrat Madelin (à condition que vous soyez un travailleur non salarié). Ces deux produits ont en commun une indisponibilité de votre épargne (contrairement à l’assurance-vie) jusqu’à votre retraite. Ils permettent aussi de déduire une partie de vos versements de vos revenus imposables et de choisir (plus ou moins) librement le montant ainsi que la fréquence des versements. 

< Questions / Réponses >

  • Quand faut-il commencer à songer à sa retraite ?
    Si vous avez entre 40 et 45 ans, il est temps de commencer à épargner en vue de votre retraite. En effet, il faut compter environ 20 ans pour que le capital que l’on se sera constitué atteigne un niveau convenable.
  • Quelle somme doit-on consacrer à sa future retraite ?
    Lorsque que vous épargnez en vue de votre retraite, la somme que vous « mettez de côté » varie selon votre âge, vos besoins, votre capacité financière, votre stratégie patrimoniale, etc. Mais ce qui compte, ce n’est pas tant le montant des versements que vous effectuez que la constance dont vous faites preuve.
  • Comment estimer le montant de sa pension ?
    À vos 55 ans, votre organisme de retraite vous fait parvenir une « estimation indicative globale ». Des simulateurs permettent aussi de calculer en ligne combien vous toucherez. Mais avant de vous lancer dans l’estimation de votre pension, pensez à vérifier que toutes les activités professionnelles que vous avez exercées ont bien été prises en compte sur votre « relevé de situation individuelle ».

Par Xavier Beaunieux