Investissement locatif : combien faut-il gagner par mois pour se lancer ?

29 septembre 2017

 

Investir dans l’immobilier locatif n’est pas une décision à prendre à la légère. Parmi les critères devant être pris en compte, le niveau de revenus et la finalité de l’opération revêtent une importance capitale. À partir de quel seuil de revenus un investissement locatif devient-il envisageable ? Quel but poursuit-on lorsque l’on achète un logement en vue de le louer ? Éléments de réponse.

 

 

1. Pour 63 % des Français, on peut investir dans la pierre avec moins de 2 500 € par mois

Selon une étude réalisée par l’institut de sondage Ifop, à la question de savoir « quel salaire net mensuel une personne doit gagner, au minimum, pour être en capacité d’acheter un logement dans le but de le louer », une majorité d’actifs (63 %) a répondu qu’elle serait prête à tenter l’aventure de l’investissement locatif avec un revenu mensuel net inférieur à 2 500 € (*). Sur l’ensemble des sondés (actifs + inactifs), la proportion de personnes estimant qu’il est possible d’investir dans l’immobilier avec moins de 2 500 € nets mensuels atteint 56 %. Pour autant, 24 % des actifs interrogés pensent qu’il est préférable de gagner entre 2 500 et 3 500 € nets par mois. Et 13 % d’entre eux n’envisageraient d’investir dans le locatif qu’à partir de 3 500 € de revenus mensuels.

À la lecture de cette enquête, il semblerait également que la « perception » que les Français ont du revenu mensuel minimum à partir duquel il devient possible d’investir dans la pierre soit toute relative. Et pour cause, ce montant varie non seulement en fonction de l’endroit où les futurs investisseurs résident mais aussi de l’âge qu’ils ont. Seuls 4 Franciliens sur 10 jugent que 2 500 € de revenus mensuels nets suffisent à financer un investissement immobilier (contre 6 habitants de province sur 10). Et en région parisienne, 20 % des sondés considèrent qu’il faut gagner plus de 4 000 € nets par mois pour être en mesure d’investir dans le locatif. Alors qu’en province, disposer de cette somme ne constitue un pré requis que pour 8 % des personnes interrogées. Enfin, 43 % des retraités estiment que le seuil de 2 500 € nets mensuels devrait être revu à la hausse.

(*) En France, hors emplois aidés, le salaire net mensuel est en moyenne de 2 239 € (Source Insee).

 

Bon à savoir
Les taux d’intérêt faisant actuellement du « rase-mottes », il peut être avantageux d’emprunter pour financer votre investissement locatif. Sachez toutefois que les banques n’accepteront de vous suivre qu’à condition que votre taux d’endettement futur ne dépasse pas 33 %. Pour le calculer, seuls vos « revenus locatifs nets », c’est-à-dire 70 % des loyers que vous percevrez, seront alors pris en compte.

2. Un investisseur sur deux cherche à s’assurer un complément de revenus

Toujours d’après l’étude Ifop (« le regard des Français sur l’investissement immobilier »), il apparaît que c’est la perspective de pouvoir compter sur des revenus complémentaires qui pousse 50 % des sondés à devenir propriétaires-bailleurs. Et cela qu’il s’agisse d’une rentrée d’argent immédiate (29 % des personnes interrogées) ou à plus long terme, c’est-à-dire au moment de leur départ en retraite (21 % des sondés). C’est vraisemblablement à la crainte des Français de voir leur pouvoir d’achat diminuer que la mise en place d’un complément de revenus doit de s’être emparé de la pole position de ce classement. À la deuxième place des motivations poursuivies par les Français dans le cadre d’un investissement en locatif, on trouve la transmission d’un patrimoine à leurs héritiers (15 %). Lui emboîtent le pas la sécurisation de leur épargne (13 %) et enfin la défiscalisation (12 %). Rappelons que l’immobilier locatif constitue pourtant un levier d’une efficacité redoutable si l’on veut réduire ses impôts. À titre d’exemple, le dispositif Pinel que le gouvernement a récemment reconduit jusqu’en 2021 permet de profiter d’une défiscalisation pouvant aller jusqu’à 21 % du prix d’achat du logement.


Les points clés à retenir

  • Plus d’un Français sur deux estime qu’il est possible d’investir dans l’immobilier locatif avec moins de 2 500 € nets de revenus mensuels.
  • Prix immobiliers obligent, les Franciliens se montrent plus sceptiques que les provinciaux (et les seniors que leurs cadets).
  • Ce qui incite les Français à investir, c’est avant tout la perspective de s’assurer un complément de revenus.
  • 29 % des Français cherchent dans l’immobilier locatif un moyen d’augmenter rapidement leurs revenus.