L’immobilier locatif, placement préféré des seniors pour compléter leur retraite

3 novembre 2017

 

Pour compenser la baisse de leurs revenus et préserver leur niveau de vie, une majorité de retraités ont choisi de miser sur l’immobilier locatif. C’est ce que révèle une étude récemment menée par Foncia. Quelles sont les raisons de cet engouement des seniors pour la pierre locative ? Quelles sont les options qui s’offrent à eux ? Éléments de réponse.

 

1. 36 % des seniors investissent dans la pierre locative pour compléter leurs revenus

Investir dans l’immobilier présente de nombreux avantages. Outre le fait qu’il puisse être financé à crédit (ce qui n’est pas le cas de tous les placements financiers), l’investissement locatif permet de se constituer progressivement un patrimoine, de récupérer le logement pour l’habiter soi-même, de le transmettre à ses proches, de réduire ses impôts et de s’assurer des revenus complémentaires pour l’avenir. Mais il ressort d’une enquête réalisée par Foncia que c’est essentiellement la perspective de compléter leurs revenus qui incite les retraités à investir dans la pierre locative. En effet, « si 36 % des propriétaires-bailleurs investissent dans l’immobilier, c’est d’abord pour sécuriser leur retraite grâce à l’apport d’un complément financier ». 

Bon à savoir

  • Un peu plus d’1 Français sur 10 est propriétaire d’un logement qu’il met en location.
  • 58 % des propriétaires-bailleurs envisagent de revendre leur investissement locatif au moment de partir à la retraite.

 

2. Quel investissement locatif choisir ?

Nous l’avons vu, pour pondérer la baisse de revenus qu’ils subiront lors de leur départ en retraite, les Français se tournent massivement vers l’immobilier locatif. Investissement en loi Pinel, acquisition d’un logement au sein d’une résidence de services dédiées aux seniors ou aux étudiants, achat d’un logement vide ou meublé… La pierre locative offre une large palette de choix. Outre la rentabilité locative de son investissement, un futur retraité devra prendre en compte plusieurs facteurs. À quel point souhaite-t-il s’impliquer dans la gestion locative de son bien ? Quel montant désire-t-il défiscaliser ? Quels risques est-il prêt à prendre ? Pour être sûr de choisir la solution la plus adaptée, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un conseiller en gestion de patrimoine.

 

3. Quelles alternatives à l’immobilier locatif ?

Si l’investissement locatif est largement plébiscité par les retraités qui veulent disposer d’un complément de revenus régulier, d’autres pistes peuvent aussi être exploitées. Finançables elles aussi à crédit, les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) permettent de percevoir des revenus réguliers en investissant dans l’immobilier d’entreprise (bureaux, commerces, entrepôts). Si les SCPI dispensent de payer la taxe foncière et limitent le risque de vacance locative, leur rendement (autour de 4 % par an) n’est toutefois pas garanti. De plus, elles seront englobées dans le futur Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI). Pour préserver votre niveau de vie une fois que vous aurez cessé votre activité professionnelle, vous pouvez aussi choisir de vendre votre résidence principale en viager. Devenu « crédirentier », vous pourrez ainsi rester chez vous tout en percevant une rente viagère régulière jusqu’à votre décès. Un capital (le « bouquet ») vous sera également versé par l’acquéreur le jour de la vente. L’étude menée par Foncia montre toutefois qu’à peine 13 % des Français ont recours à la vente en viager.

Pour financer une partie de votre retraite, une autre solution consiste à louer une partie de votre résidence principale. Pour peu que vous respectiez les plafonds de loyers fixés par la loi et qu’il s’agisse de la résidence principale de votre locataire, louer l’une de vos chambres vous permettra de toucher des revenus locatifs tout en bénéficiant d’exonérations fiscales. En effet, vos loyers seront exonérés d’impôt sur le revenu.

Enfin, vous pourriez envisager de transmettre votre logement en nue-propriété à vos enfants. En contrepartie, vous pourriez convenir avec vos enfants qu’ils prennent à leurs charge certaines dépenses (chauffage, électricité…) ou qu’ils vous versent un complément de retraite. La donation avec charges est intéressante à plus d’un titre. D’une part, vous restez dans vos murs. D’autre part, les droits de succession dont devront s’acquitter vos enfants – qui auront acquis la pleine propriété de votre logement le jour où vous mourrez – seront réduits. 

 


 

Les points clés à retenir

  • Si les retraités investissent dans le locatif, c’est avant tout pour toucher un complément de revenus (pour 36 % d’entre eux).
  • Au moment de choisir entre tel investissement immobilier ou tel autre, faites vous aider par un conseiller en gestion de patrimoine.
  • Si la pierre locative est largement plébiscitée (et à juste titre !) par les Français, d’autres solutions existent pour préserver votre niveau de vie à la retraite : vendre en viager, louer une partie de votre résidence principale, etc.

 

Par Xavier Beaunieux